lundi 8 décembre 2008

Le collège du Christ-Roi se veut éco-énergétique

Pour réduire sa consommation d'énergie, le Christ-Roi d'Ottignies a fait remplacer ses châssis avec l'aide du plan UREBA de la Région. Par Quentin COLETTE

Bâtiment entièrement conçu en béton plein dans les années 60, le collège du Christ-Roi d'Ottignies ne sera jamais le champion de l'isolation. «Il n'y a pas pire isolant que le béton plein», confie Geoffrey Levieux, gestionnaire de l'institution. Néanmoins, le Christ-Roi a décidé de prendre le taureau par les cornes depuis quelques années pour réduire sa consommation d'énergie : toiture refaite et isolée, chaudières remplacées, installation de portes automatiques aux entrées pour diminuer les courants d'air...
Restaient les châssis.
Pour remplacer les 296 châssis métalliques, simple vitrage, le collège a profité du programme UREBA (utilisation rationnelle de l'énergie dans les bâtiments) de la Région wallonne. Ce plan lancé en 2007 a pour objectif d'octroyer des subsides visant à financer des travaux économiseurs d'énergie dans les bâtiments publics et les écoles.


Dans un premier temps, ce sont 150 châssis qui ont été récemment remplacés. Dans certaines classes, le plastique entoure encore les clenches. Dix doivent encore être changés sous peu. Les 136 restants seront remplacés plus tard, de même que les 154 châssis du Stimont, seconde résidence du collège. Le montant des travaux s'élève à 271 428 € pour le collège lui-même et 186 699 € pour le Stimont. Ces travaux sont subsidiés à hauteur de 75 %, la commune comptant plus de 10 000 habitants (90 % si la commune a moins de 10 000 habitants), la manne financière régionale se chiffre donc à 343 595 €. «Sans subsides, nous n'aurions pas pu entamer les travaux», souligne Pierre Guerriat, le directeur.


«Avec les nouveaux châssis, nous espérons 20 % d'économie d'énergie», continue Geoffrey Levieux. Une économie substantielle bienvenue en ces temps. Surtout avec un budget de 150 000 € pour les dépenses en énergie (90 000 € en mazout, 40 000 € en électricité, le reste en gaz et eau) et près de 200 000 litres de mazout consommés par an.

Du photovoltaïque ?
Pierre Guerriat voit déjà plus loin : dans les cinq années à venir, il souhaiterait installer des panneaux photovoltaïques sur la toiture de l'établissement. Avec un toit plat situé plein sud, l'efficacité devrait être au rendez-vous. L'école attend les avancées technologiques annoncées et une diminution des prix.

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